La police polonaise a imaginé un nouveau dispositif pour impliquer les citoyens dans la traque des criminels recherchés.

Utiliser de nouveaux canaux de communication

À l’heure actuelle, les forces de l’ordre polonaises sont à la recherche de 36 000 personnes, dont 14 000 ont le « privilège » d’avoir leur portrait épinglé dans les lieux publics. Néanmoins, cette technique a atteint ses limites, dans la mesure où les personnes les regardant ne disposent pas d’assez de temps pour bien mémoriser les visages des criminels.

Pour compléter ces « campagnes d’affichage », la police polonaise a intégré une page wanted à son site, qui permet de référencer les personnes sous le coup d’un mandat d’arrêt. Mais il ne s’agit pas d’un annuaire des plus grands criminels du pays, mais bien d’un moyen de fournir des informations sur les lieux ont été repérées ces personnes, le tout de manière anonyme.

Mais ce n’est pas encore assez, et la police a décidé de mettre en place un nouveau dispositif.

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Une enquête 2.0

Il est aujourd’hui temps d’attraper les 150 criminels recherchés pour les crimes les plus graves, et pour ce faire, les forces de sécurité polonaises ont donc pour ambition d’impliquer les citoyens ! Elles vont donc allier nouvelles technologies et jeux vidéo, en faisant appel à l’agence DDB Warsaw pour mettre en place le serious game Most Wanted.

Cette application reprend le principe de Memory, un jeu de cartes faisant appel à la mémoire et destiné aux enfants. Mais ici, les illustrations ont laissé leur place aux portraits de dangereux criminels ! Les joueurs pourront choisir entre deux niveaux de difficulté, qui vont influencer dans un premier temps le nombre de cartes, et dans un second temps la qualité des visuels proposés (photos ou croquis).

Pour motiver les joueurs à bien garder en mémoire les différents visages, l’application permet de consulter le palmarès de tous les « protagonistes », mais aussi de contacter la police à tout moment pour fournir des renseignements !

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Nous tenons donc encore une fois la preuve que les mécanismes des jeux vidéo peuvent véritablement être adaptés pour servir des objectifs plus sérieux, et faire preuve de citoyenneté.