Du design et des jeux au Prix Émile Hermès

Le Prix Émile Hermès met en avant de jeunes designers internationaux et leurs projets innovants et originaux qui nous invitent à nous questionner sur nos modes de vie et leurs évolutions.

Organisé pour la quatrième années consécutive, l’événement mettait cette fois le jeu à l’honneur avec un thème sobrement baptisé Jouer. Les prix ont été remis au mois de juin.

Je parlerai ici des trois premiers prix mais vous invite vraiment à consulter la page du Prix Émile Hermès.

Vibrato

Vibrato est un projet imaginé par le designer Jean-Simon Roch. À l’aide d’un petit boîtier en bois équipé d’un électro-aimant et d’une lame de métal cachée sous une feuille de papier, il fait vibrer des objets de toutes sortes posés sur cette fameuse feuille et créé ainsi des mouvements aléatoires et toujours différents.

Talu

Talu est un jeu de construction imaginé par Victoria Gravelier composé de 28 modules en mousse et recouverts de feutrine. Les différentes tailles et formes des modules permettent de s’adonner aux joies de la construction en fonction des envies et des besoins, du fauteuil de lecture confortable au parcours géant pour voitures miniatures.

Demi-jour

Demi-jour est un jeu d’ombres chinoises mis au point par Léa Pereyre et Claire Pondard. Il s’agit d’une collection de cartes en papier cartonné à fixer sur le dos d’un smartphone, à la manière d’une coque. Chaque carte est équipée d’une forme en relief. En la dépliant la forme en relief et en utilisant le flash ou la fonction lampe torche du téléphone, on créé alors des ombres chinoises.

Luc

Et oui, j’avais dit que je ne parlerai que des trois premiers prix mais il y a eu en réalité deux troisièmes ex-aequo. Voici donc le deuxième troisième prix : le projet Luc imaginé par Mathieu Lang. Il s’agit d’une nouvelle version du célèbre cadavre exquis qui fonctionne via un système de feuilles intercalées entre deux plateaux circulaires en bois.

La partie supérieure possède une lucarne où dessiner. Le premier joueur dessine dans l’emplacement sans montrer son dessin aux autres participants, puis fait tourner le disque pour que son voisin crée à son tour son dessin dans la continuité. Ainsi de suite jusqu’à ce que tous les joueurs aient fait leur dessin. On enlève ensuite le disque pour découvrir l’œuvre complète, réalisée en six parties.

Pour aller plus loin et découvrir l’ensemble des projets, je vous invite encore une fois à découvrir le site du Prix Émile Hermès.

 

Un projet artistique qui regroupe les annonces d’objets en vente suite à un décès

S’il vous arrive parfois de vous promener (virtuellement) sur leboncoin, vous êtes sûrement déjà tombés sur ces annonces de vente d’objet suite à un décès.

En soi, ce n’est bien entendu pas très joyeux mais cela a inspiré l’artiste Marion Balac pour son projet cause-deces.biz.

Voici la description du projet :

Les souvenirs passent, les objets restent.
www.cause-deces.biz recense quotidiennement les annonces d’objets en vente sur leboncoin.fr comportant la mention « cause décès ». Chaque objet recèle sa part d’ambiguïté : une valeur affective, esthétique et utilitaire réinvestie dans un processus de marchandisation. La vie continue. Tout doit disparaître !

Et quand c’est l’amour qui meurt : cause-divorce.biz.

Une magnifique utilisation de la transparence

Que faire avec une pochette transparente ?

L’étudiante et artiste hongroise Csenge Vass s’est amusée à prendre de nombreuses photos avec pour accessoire principal une pochette transparente. Son projet, sobrement intitulé Pocket Design – Transparent, joue sur le contraste clarté/ombre. Des objets simples, une paire de lunettes, une bague, ou tout simplement une main sont mise en scène avec une pochette transparente sur un fond blanc et lumineux.

L’ensemble du projet est à découvrir sur son compte Behance.

Le Quatre Heures, un slow média à soutenir

Le Quatre Heures est site d’actualité que j’apprécie particulièrement et dont j’ai parlé dans ma rubrique [détox] sur Presse-Citron.

Lancé il y a quelques années, il permet de goûter à nouveau au plaisir de la lecture. Plutôt que de se consacrer à l’actualité brûlante, il propose des histoires long format pensées pour être lues au calme.

Chaque premier mercredi du mois à 16 heures, Le Quatre Heures publie une histoire inédite à déguster sur ordinateur et tablette : une pause dans l’information en continu qui domine le web.

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Le Quatre Heures entame aujourd’hui sa troisième semaine de campagne de financement participatif. L’objectif de cette collecte ? Une nouvelle version du Quatre Heures : un site mieux agencé, un navigation plus fluide, un passage sur téléphone mobile et des améliorations éditoriales.

Pour les soutenir et continuer de profiter de leurs articles de qualité, c’est directement sur KissKissBankBank avec plusieurs formules à la carte :

  • Petit creux : pour 5€, vous avez votre nom sur le site et quatre bises virtuelles ou réelles à l’un des apéros mensuels organisés par la rédaction.
  • Sur le pouce : pour 10€, vous avez les avantages du Petit creux ainsi qu’un tote bag et un badge.
  • Encas : pour 20€, les avantages de la formule Sur le pouce plus un abonnement d’un an au site.
  • Goûter : ça devient sérieux, vous aimez leurs histoires et pour 50€ vous avez un goûter avec, l’accès en avant-première à la nouvelle version du site et bien entendu les avantages des formules citées précédemment

Et encore 5 autres formules (les rédacteurs du Quatre Heures ont beaucoup d’imagination) à découvrir !

Des illustrations de Deadpool par David Nakayama

Deadpool, l’anti-héros de l’univers Marvel, a bénéficié d’un magnifique coup de projecteur avec la sortie du film du même nom début 2016.

Avec son humour légendaire, son costume moulant et ses sabres tranchants, le super-héros le plus vulgaire de l’histoire des adaptations comics au cinéma est très certainement l’un des personnages de la pop culture les plus en vogue du moment.

Du coup, je vous invite à profiter des magnifiques dessins de David Nakayama, un illustrateur de San Francisco spécialisé dans les illustrations de héros Marvel. Des mises en scène pleines d’humour, de clins d’œil et d’accessoires geek.

Le studio Dragonslash présente son nouveau jeu Reign of the Ninja

Un peu de chauvinisme et de jeux vidéo avec le studio de jeu Dragonlash, en cours de création à Montpellier (pour la partie « chauvinisme ») qui va très prochainement sortir son nouveau jeu : Reign of the Ninja (pour la partie « jeux vidéo »).

Inspiré par la culture Manga, Reign of the Ninja est un mélange de jeu d’action, d’adresse et de réflexion dont le concept s’articule autour de mini-jeux réunis au sein d’un tournoi ninja. Ce tournoi, organisé par l’Empereur Hiroshi Ota, réunit 7 des jeunes ninjas les plus doués du pays. Chacun dispose d’une aptitude au combat spécifique et ils devront se défier et réussir une série d’épreuves pour remporter l’or promis au vainqueur.

De ce que j’ai pu en voir, le jeu a l’air joli (vous pouvez visualiser les images dans la galerie ci-dessous) et respecte les codes graphiques du manga. Petite particularité intéressante du jeu : il est possible de jouer à deux sur le même appareil.

L’équipe d’artistes qui a donné vie au projet a notamment travaillé sur la série animée Wakfu pour Ankama ou encore sur le jeu Eredan pour Féérik.

Reign of the Ninja sera disponible en 2017 sur l’App Store, le Google Play et le Windows Store et j’espère que j’aurai l’occasion de l’essayer.

Agar Agar, nouvel artiste prometteur chez Cracki Records

Ils s’appellent Clara Cappagli et Armand Bultheel et dans le cadre de leurs prestations musicales incarnent Agar Agar, dernière signature du studio très cool Cracki Records.

Durant plusieurs minutes, on replonge dans des mélodies qui sentent bon les années 80 tout en ne tombant pas dans la mauvaise copie. Et la musique n’est pas la seule qualité de ce groupe, puisque l’illustration de ce premier single s’avère fort jolie.

En attendant la sortie d’un premier EP prévu pour septembre, Prettiest Virgin est une invitation au mouvement de tête d’avant en arrière devant votre ordinateur.

Si vous aussi avez été embarqués par la musique, voici quelques dates pour pouvoir écouter Agar Agar en concert :

  • 30/04 Épicerie Moderne (Bruxelles)
  • 20/05 Hors Bord Festival (Bordeaux)
  • 02/06 Plage du Glazart (Paris)
  • 21/06 Fête de la Musique (Copenhague)
  • 27/06 Bateau Festival (Rambouillet)
  • 02/07 Macki Music Festival (Paris)
  • 20/07 Darwin (Bordeaux)
  • 27/08 Festival Diamant Vert (Cantal)
  • 11/09 Courants Alternatifs (Uzès)

Happy Culture, le programme qui fait votre bonheur… et celui des hôtels

Face à la montée en puissance des acteurs de l’économie collaborative, de nombreux acteurs historiques ont cherché en vain des réponses ou plutôt de nouveaux services différenciant.

De mon côté, j’avoue que le service proposé par Airbnb est bien plus intéressant au niveau de l’expérience client que ce que proposent les hôtels ou même les sites de réservations de chambres d’hôtel. Airbnb ne laisse absolument rien au hasard, aussi bien au niveau du site internet, de son interface, de l’expérience utilisateur qu’il propose, des services complémentaires (guide personnalisé, où sortir dans les alentours) et du suivi de la commande.

Le site Happy Culture Collection tente de dépoussiérer l’image des hôtels et de se rapprocher de l’image conviviale de la plateforme communautaire de location et de réservation de logements de particuliers. En effet, la page d’accueil est un mélange de suggestions d’hôtels, de témoignages clients, de playlists d’hôtels partagées (pratique pour se faire une idée de l’ambiance du lieu) et de photos postées sur Instagram.

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Mais Happy Culture propose également une expérience client originale, puisque dès que vous séjournez dans un des hôtels du groupe, on vous donne une carte Happy Culture qui permet de se rendre dans n’importe lequel des hôtels pour :

  • profiter du salon dans le but de travailler ou lire les magazines à disposition
  • déposer ses sacs
  • emprunter un parapluie
  • recharger votre téléphone et profiter du Wifi
  • expérimenter le « HappyTime » , un apéritif revisité offert tous les soirs aux clients

Une belle initiative, qui donne envie de se rendre dans l’un de leurs hôtels, qui sont, au passage, loin d’être les plus moches de France ;-).